Introduction à l’oeuvre de Paul Lafargue

L’oeuvre de Paul Lafargue du Droit à La Paresse est écrit dans une France de la fin du XIXeme en pleine ébullition de l’industrialisation et de changement politiques majeurs entre le souvenir récent de la commune de Paris réprimé en mai 1871 et l’arrivée d’une nouvelle République s’abreuvent du sang de cette dernière. Lafargue est alors à contre courant des socialistes de son époque entre les blanquistes et les restes des socialistes utopiques qui voient apparaître contre eux une critique de Karl Marx et la consolidation de l’anarchisme proudhonniene se et bakuniniste. La majorité de ces courants étaient en pleine lutte avec le patronat pour du fameux Droit au Travail.Dans la pure tradition marxiste, Paul Lafargue se lance dans la critique en profondeur dans un petit pamphlet appelé le Droit à la Paresse.

L’engagement du camarade Lafargue au sein du mouvement ouvrier et révolutionnaire fut incontestable. Aujourd’hui encore, une partie de la gauche dite “laïque et républicaine” et le parti communiste français sont dans le culte du travail comme les syndicats l’étaient du temps de Lafargue évoquant l’idée du droit au travail. A cette opposition, on observe aussi un révisionnisme du “droit au travail” non plus comme une émancipation du prolétariat mais par besoin capitaliste d’accroître les profits. A l’inverse, c’est une gauche sociale démocrate qui a repris son fameux livre comme une partie de sa base théorique. Cette tendance, par les sociaux-démocrates (notamment de La France Insoumise) n’est en aucun cas une réjouissance pour le mouvement ouvrier. Le rôle des socialistes révolutionnaires est de montrer les contradictions inhérente de la position social-démocrate mais aussi de pousser le droit à la paresse non pas comme un droit au sens du Droit bourgeois mais comme une nécessité d’émancipation du prolétariat face aux attaques de la bourgeoisie

I. Un rêve dogmatique

L’amour que porte la bourgeoisie pour le travail n’est pas neuf, c’est pour eux une divinité et quiconque voudrait s’y opposer serait fainéant et non productif. De nombreux jeunes sont, comme leur parents, embrigadés dans cette croyance tout simplement car ne pas adhérer à cette phrase ( à ce qu’elle représente) vous coupe de la société de consommation car sans travail pas de salaire et les maigres aides de l’état comme le RSA ne sont pas suffisante pour vivre. L’idéal du travail est depuis le début aussi emprunt de mythologie méritocratique comme le mantra “si on veut, on peut” oubliant tout les facteurs de classe et d’oppressions qui pèsent sur les différents individus. les travailleurs pensent alors d’abord à leur carrière plutôt qu’a leur bonheur. On ne peut leur en vouloir, c’est le but littéral du capitalisme et de cette mythologie qui justifie les inégalités par le manque de moyens mis en place par les travailleurs pour réussir.Cela évacue donc toute l’analyse de classe inhérente à la société actuelle. Néanmoins, il existe aussi des contres exemples qui prouve que le transfuge de classe est possible entre le prolétariat et la bourgeoisie. Oui, mais il y a un hic, ces personnes sont minoritaires et là où elles ont du faire un effort inimaginable pour atteindre et détruire le plafond de verre, un bourgeois n’a eu qu’à faire de maigres efforts pour le même résultat.

L’amour bourgeois pour le Travail n’est pas neuf car il résulte de centaines d’années de propagande bourgeoise qui a remplacé lentement, lors de la révolution française, la morale du clergé. Le miracle bourgeois a permis de détrôné l’aristocratie. Ce miracle s’est produit grâce à l’accumulation de Capital et allant de pair avec l’exploitation du prolétariat. L’aspect révolutionnaire de cela s’oppose à l’aristocratie oisive la plupart du temps si elle ne part pas en guerre. Cette Révolution changea la dominance du sang par la dominance de l’argent et du Capital. La nouvelle morale bourgeoise se résume plutôt bien avec la phrase suivante “Celui qui ne travaille pas n’est rien”. Cette phrase est globalement partagé par tout le parlement bourgeois français encore actuellement même si certains veulent aider les travailleurs c’est au final pour servir la productivité du pays ou au détriment du travail des prolétaires hors de France.

II. La religion du travail: la façade méritocratique et l’enfer de l’entre soi bourgeois

L’indignation de la bourgeoisie, que Lafargue personnifie avec l’auteur de An essay on trade and commerce est encore présente aujourd’hui mais est structuré clairement autour d’un idéal droitier présent au parlement français mais aussi de certains partis d’opposition comme le secrétaire du parti “communiste” français affirmant durant la fête de l’Humanité de 2022 que “la gauche doit défendre le travail et ne pas être la gauche des allocations et des minima sociaux”. Cette phrase n’est pas anodine de la droitisation du PCF et marque une opposition avec une gauche post mitterrandiste et illibérale. Les médias notamment ceux de milliardaires s’attaquent régulièrement à “l’assistanat” et au RSA ( revenu de solidarité active ). La propagande peut même devenir réactionnaire quand ces “assistés ” sont liés aux migrants. Or l’absurdité de leurs propos est aussi de dire que les migrants prennent le travail des français. Les prophètes de l’évangile du travail se font aussi par les relais de personnes venant des classes populaires. Ces personnes sont souvent le résultat d’un transfuge de classe. Leur homélie prêche le Travail et non les revendications de leurs camarades prolétaires. Toutes ces manipulations n’ont pour but que de d’aliéner le prolétariat contre lui même. D’haïr les camarades jugés oisifs, paresseux ou les chômeurs. Les crises n’ont été, pour la bourgeoisie, que le moyen d’accentuer leur influence sur le Travail et le revendique comme solution à tout comme les prières durant une période de peste.

L’opposition illibérale de gauche revendique l’idéal de Lafargue tout en n’étant absolument pas révolutionnaire dans ses propositions électorales et surtout dans ces actes. Cette revendication de l’héritage de Lafargue, du moins de son “droit à la paresse”, interroge. L’opposition entre cette gauche et les idées de Lafargue est flagrante. En effet, cette gauche que je compare, justement, dans le chapitre 4, au front populaire n’a plus la même radicalité que ce dernier. Elle s’en revendique dans la lutte contre le fascisme et dans l’idée des congés payés. Néanmoins dans son idéalisme, elle oublie l’exploitation coloniale dont le Front Populaire a pu bénéficié pour réalisé ces projets. Un oubli ? Non, car consciemment ou non le programme le plus représentatif de cette gauche (celui de La France Insoumise) rend compte de l’incapacité pour la Gauche de se séparer du processus d’exploitation à l’étranger pour subvenir à leurs projets en métropole.

Le travail est aussi jugé comme une peine de pénitence pour les condamnés et permet à la bourgeoisie d’avoir une main d’œuvre sans coût. Par la colonisation et l’enrichissement des pays européens encore aujourd’hui, les travailleurs européens ont pu accéder à des privilèges. Avec toutefois l’usage de la grève générale pour les acquérir. Après le XIXème siècle du Travail raconté par Lafargue, on a assisté au XXème siècle de la folie industrielle qui se voit réguler par l’état providence prôné par Keynes et la peur du “Péril rouge” qui montra le pouvoir des travailleurs. Le dernier temps est celui qui arrive jusqu’à nous et qui lie la mondialisation et la tertiarisation de l’économie notamment des pays impérialistes rendu au “stade suprême du capitalisme” pour cité le camarade Lénine. Ce temps amène dans ses pays la tertiarisation de l’économie, la création de bull shit jobs et l’exploitation des pays capitalistes aux influences impérialiste moindres.

III. Les vices de la surproduction

Comme le poète grecque que cite Lafargue(Antipatros¹), on ne peut que s’étonner de l’absence de loisirs, du moins pas exponentiel au développement de nouvelles technologies. Les technologies ont été au service de la productivité et du Capital au détriment du bien être des travailleurs. Le problème n’a jamais été les inventions, mais bien pourquoi elles ont été crées, par qui et surtout dans quel but le capitalisme s’y intéressent. Ce but est bien souvent le profit, l’accumulation de Capital et l’exploitation des classes dominées.

Le prolétariat, par souci de concurrence avec les machines, va mener des travaux de performativité jusqu’à l’épuisement.Ces concurrences qui n’ont pas lieu d’être ont menés à une production de plus en plus grande de matière en tout genre faisant le bonheur financier de la bourgeoisie. Tout cela a aussi mené l’environnement à sa perte en l’absence de régénération à la vitesse de la production capitaliste. La révolte des luddites² lors de la révolution industrielle anglaise montre comment le prolétariat tout juste apparu se trompe d’ennemi et préfère attaquer la machine ou la personne qui prend son travail plutôt que celui qui les met en concurrence c’est à dire le patron, le capitaliste en somme, le bourgeois. Avec la mondialisation, le luddisme, modèle anglais, est devenu la norme pour de nombreuses haines de la technologie dont la plus récente est celle de l’intelligence artificielle, qui bien qu’étant critiquable sur le plan écologique, ne doit pas faire l’objet d’une énergie démesurée pour rivaliser avec elle mais bien de questionner son rôle dans l’économie capitaliste et son usage au sein de ce système.

Les syndicats ont tous sombrés dans des logiques de coopérations et de négociations avec la bourgeoisie et cela dès leurs création et étaient critiqués aussi bien par Marx que par Lafargue. Le premier voyait une forme de retour aux corporations de l’Ancien Régime et développe l’idée que le prolétariat est d’abord mu par des des volontés “trade-unioniste” de par l’influence des syndicats visant la “défense” des travailleurs. Au contraire de leur émancipation et l’abolition finale des classes sociales. Lafargue, lui critique aussi la politique de “droit au travail” qui est une impasse pour le Mouvement ouvrier et sert plus la classe bourgeoise qui accède à une main d’œuvre plus nombreuse . Les syndicats bureaucratisées ou non ne peuvent et ne représentent pas l’intérêt des travailleurs mais enfoncent un clou dans l’espoir du prolétariat d’abolir leurs conditions de vie misérable.

IV. Spectacle et consommation

Le prolétariat du XXème siècle à souffert de la victoire du Front Populaire. Non pas car leur situation ne s’est pas un peu amélioré mais comme la philosophe Simone Weil l’observe, “les grèves joyeuses” menés par les travailleurs pour pousser le Front Populaire vers des réformes sociales ambitieuses ne durent qu’un temps avant la trahison envers les travailleurs. Malgré l’acquisition de congés payés et de meilleurs conditions de vie, la fin de l’été 36 voit le Front Populaire se divisé autour de l’intervention en Espagne et du virage à droite opéré par les radicaux menés par Daladier. Il ne faut pas non plus oublier l’idée que les acquis sociaux de 1936 sont aussi une conséquence de l’accumulation de richesse des colonies françaises qui ont elles aussi permis l’amélioration des conditions de vie de l’ouvrier(ère) français(e) au détriment de la situation du(de la) colonisé(e). L’accès à la consommation du prolétariat français a permis après la seconde guerre mondiale, le développement de la société de consommation. C’est à dire que ça n’est pas seulement la bourgeoisie qui va contribué à l’économie marchande mais maintenant elle va pouvoir récupérer une partie des “pertes“du aux salaires des ouvriers(ères) que ces derniers vont aller dépenser dans des produit de consommation jugés “indispensables”.

La marchandisation numérique est aussi analysée par le situationniste Guy Debord via son concept du spectacle. Le spectacle numérique est marchandisée par l’exposition du corps (souvent féminin) mais c’est surtout toutes les informations personnelles qui sont marchandisées à prix d’or. La débauche n’a pas quitté le rang de la bourgeoisie comme nous le montre l’affaire Epstein et voit cette dernière presque impunie de touts ces crimes. Néanmoins, la bourgeoisie s’affaire à la débauche en privé, se contentant de montrer une image idéalisée de leur réussite tel un masque de théâtre cachant des horreurs. Le prolétariat ayant atteint la consommation, lui ne se cache pas de sa débauche et celle ci est souvent critiqué par la bourgeoisie. Mais la “débauche ” supposé du prolétariat ne marche que dans la grille d’analyse du système d’exploitation capitaliste. Cette débauche est pour le capitalisme tout ce qui n’est pas dans la morale bourgeoise mais aussi et surtout ce qui n’est pas productif. L’autre terme que débauché est celui de fainéant, bon à rien, défaillant. Cette qualification est violente et touche autant les gens voulant profiter du bonheur de la vie que ceux qui sont inaptes à travailler par des problèmes de santé physique, psychique ou psychologique. La panique moral du chômage qui est transmise aux prolétaires les touches d’autant plus que le salaire est la source de leur survie. L’absurdité du prolétariat réside aussi dans le fait qu’il s’accommode, de par les luttes syndicales opportunistes et de par le défaitisme ambiant, de quelque réformes sociales. Cela s’accompagne d’un conservatisme social des acquis sociaux au lieu de pousser plus loin que cela.

V. Les femmes et les enfants d’abord

Bien que ces deux groupes soient en partie absents de l’ouvrage de Paul Lafargue, ils restent à l’époque de l’auteur et malheureusement encore aujourd’hui, les plus touchés par le monde du travail. Entre les deux périodes, les enfants ont acquis le droit à l’éducation et les femmes ,comme le monde ouvrier en général, ont acquis des droit avec certains droits en plus comme le congé menstruel ( pas encore appliqué au niveau national) ou alors le congé maternité qui sont l’acquis de luttes sociales inclus au fil du temps dans “le droit du travail”.

Cependant, il reste beaucoup de chemin à parcourir. Commençons par la situation des femmes, qui malgré des avancées, n’est encore moins enviable que celle de leurs collègues masculins qui entretiennent une “ambiance d’homme ” au sein du lieux de travail ( drague, violence sexiste et sexuelles…). Les travailleuses sont aussi contraintes par le travail domestique qui est encore majoritairement de leur fait et montre un travail bien plus important et surtout non rémunérés de leur part. On peut aussi noter qu’une femme sur quatre possède un contrat à temps partiel contre un homme sur dix. Par cette précarisation, les femmes sont aussi moins rémunérées que les hommes à postes égaux (4%). Cette réflexion n’est pas à lier à un féminisme libérale “girl boss” qui pousserait les femmes à produire davantage et à faire plus d’effort pour arriver à briser le plafond de verre voir à l’enlever. Cette analyse se veut bien plus structurelle et cherche à abolir le monde du travail tel qu’il est dans tout ces aspects et dont l’aspect fondamentalement misogyne n’est plus à prouver. Le monde du syndicalisme et du militantisme au sein de la gauche bourgeoise et révolutionnaire ne sont pas exempt de critiques et ce sont des féministes radicales qui ont poussées, fort heureusement, le besoin de renouveau du syndicalisme et de la réflexion féministe au sein des organisations syndicales et militantes. On peut notamment citer le concept développé par Engels dans L’Origine de la famille, de la propriété privée et de l’État selon lequel, au sein du couple l’homme joue le rôle du bourgeois et la femme joue le rôle du prolétaire. Cette idée d’Engels montre la dominance intrinsèque du patriarcat sur la société et comment ce patriarcat se lie à la question du Travail.

Un autre groupe aussi est touchés par le dogme Travail et c’est bien sur les élèves. Pour le voir, il suffit d’écouter ce que notre ancienne première ministre, Élisabeth Borne avait déclaré, sur LCP, “Il faut se préparer, très jeune, enfin dès le départ, presque depuis la maternelle à réfléchir à la façon dont on se projette dans une formation et dans un métier demain“ . Bien qu’elle soit revenu sur ces propos car le dogme du Travail n’as pas encore assez pourri le cerveau des français pour qu’ils acceptent ces propos en pleine offensive contre la recherche, l’éducation et la connaissance. L’École est un système oppressif à l’instar des prisons et des hôpitaux psychiatriques comme le montre le philosophe Michel Foucault dans son ouvrage “Surveiller et Punir”. L’École formate les élèves pour qu’ils deviennent de bons ouvriers plutôt que des âmes curieuses et avec une critique rigoureuse et scientifique sur le monde qui les entourent. En plus de ces faits reconnu, on observe une direction quasi forcée pour les classes populaire vers des formations professionnalisantes comme les bacs professionnels plutôt que vers des bac généraux . Cela se fait bien souvent sous couvert de mépris de classe et éventuellement de racisme latent dans cette cette institution et que les professeurs ne peuvent et/ou ne veulent pas stopper. Cela amène, en grande partie, les élèves de la filière générale vers des études supérieure ou les bacs professionnels et technologiques sont sous-représentés, de par leur professionnalisme qui les enferme dans un corps de métier, à l’image des guildes médiévales et des corporations ( cela n’est qu’une illustration et pas une réelle comparaison historique). Leur professionnalisation s’opère au détriment d’un socle de matières communes.

VI. Bilan de 200 années de lutte

Le portrait, l’analyse que je porte ici est plutôt pessimiste. Pourquoi me diriez vous ? Et bien parce qu’il ne faut pas que nous, membres de la classe ouvrière, du prolétariat oublions d’où nous venons et quel est notre rôle dans la lutte à venir contre une classe organisée, la bourgeoisie. Qu’il soit bien clair, je ne nie pas les avancées sociales portées par les parties de gauche et surtout les luttes de terrain des syndicats et des militants de la classe ouvrière et des paysans dans les milieux ruraux ( Même si ces avancées ont aussi été permises par le colonialisme européen qui a enrichi la bourgeoisie de nos nations et qui par conséquences doit être combattu comme le capitalisme ). Les expériences socialistes du XIXème ou au XXème, ont prouvés, chacune à leurs époques, que le dogme du Travail reste un opium fort ancré dans la vie des gens et que bien souvent les pays se réclamant du Socialisme tombent dans les failles de la production marchande par le manque de combativité envers cet opium.

Bien sur, le Travail est un fléau que Karl Marx avait déjà combattu à maintes reprise notamment lors de son ouvrage Critique du programme de Gotha ou il réfute le fait que le Travail soit la source de toute richesses³. L’abolition du salariat et du Travail est un but communiste et Socialiste partagé par Marx, Engels et Lafargue dans une idée plus large , pour reprendre les mots de Marx “Le communisme n’est pour nous ni un état qui doit être créé, ni un idéal sur lequel la réalité devra se régler. Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l’état actuel. Les conditions de ce mouvement résultent des prémisses actuellement existantes.” Dans une pensée plus “actuelle”, on peut citer la phrase écrite par Guy Debord (penseur situationniste) sur un mur de Paris en 1953 “Ne travaillez jamais” repris lors des évènements de Mai 68. Pour finir, N’arrêtez jamais de lutter, le monde capitalisme ne peut rien sans vos bras et la fin du système ne tient que dans vos poings. Prolétaire de tout les pays, unissez vous !!

Annexe

1- Antipatros de Sidon (en grec ancien : Ἀντίπατρος / Antipatros) - ou Antipatros Sidônios est unpoète de Sidon en Phénicie. Il vécu pendant la seconde moitié du IIème siècle avant notre ère

2- La révolte des luddites (1811-1812) est un mouvement britannique qui voit des tisserands s’insurger contre leurs conditions de travail via l’attaque des machines. Pour ces attaques, ils suivent Ned Ludd qui est un personnage ayant, apparemment, envoyé des lettres de menaces au manufactures à partir de 1811. Ce personnage serait inspiré de Ned Ludlam, un apprenti qui aurait détruit à coup de marteau le métier de son maître en 1779. C’est sous son nom que le mouvement prend forme à Nottingham. L’idée est de crée une figure qui fera peur au patrons et aux riches. Le 12 avril 1811, la première destruction d’une usine se produit, lorsque 300 ouvriers attaquent la filature de William Cartwright, dans le Nottinghamshire, et détruisent ses métiers à tisser à coups de masse. La petite garnison chargée de défendre le bâtiment blesse deux jeunes contestataires, John Booth et Samuel Hartley, qui sont capturés et meurent sans révéler le nom de leurs compagnons. En février 1812, le Parlement approuve la Frame Breaking Bill, qui inflige la peine de mort à toute personne détruisant un métier à tisser. L’opposition est minime. Lord Byron, dans le seul discours qu’il prononcera à la chambre des Lords, demande : « N’y a-t-il pas assez de sang dans votre Code pénal ? »

3-Le programme de Gotha est l’aboutissement du congrès socialiste se déroulant à Gotha en Allemagne, le 22 mai 1875. Le parti socialiste allemand (SAP,futur SPD) s’en sert comme leur bases idéologiques. Ce texte insiste sur le suffrage universel, la liberté d’association, à la limitation du temps de travail, l’acquisition de droit pour les travailleurs et des hausses de salaires. Karl Marx le critique dans un texte publié après sa mort (Critique du programme de Gotha)